06.01.2008
Stop au Crédit !
J’ouvre ce blog dans le but de témoigner sur un sujet dont on ne parle pas assez à mon sens aujourd’hui : le crédit.Ayant, depuis début 2004, eu à traverser une période très difficile de mon existence après une séparation particulièrement douloureuse, je me suis trouvée, du jour au lendemain, dans une situation économique précaire.
Dans la mesure où je n’avais plus exercé d’activité économique depuis la naissance de mon fils, cela s’est traduit par des difficultés considérables pour réintégrer le marché du travail…
Après plusieurs mois de recherche infructueuse, j’ai alors commencé à souscrire à des crédits. En particulier, j’ai pris ce qu’on appelle un « crédit révolving » chez l’une des compagnies les plus importantes du marché français…
Petite explication : le crédit revolving (ou « crédit permanent ») est un type de crédit soi-disant conçu pour permettre de « réaliser ses envies ». En pratique, il s’agit d’un crédit avec un taux d’intérêt extrêmement élevé, et par conséquent, très difficile à rembourser.
Or, à ce moment-là, j’avais déjà un autre crédit de consommation que j’étais en train de rembourser.
A cela, est venu s’ajouter une dette locative.
Bref, je me suis retrouvée sur la mauvaise pente, et la situation n’est pas allée en s’arrangeant lorsque, à cause du stress, des ennuis de santé sont venus s’ajouter à ce charmant petit tableau !
J’ai enfin pu trouver un emploi dans l’assistanat au début de l’année 2006, et la situation a enfin commencé à s’arranger.
La France est un pays où il existe des aides et du conseil pour les gens en difficulté. Mais quand on se trouve, pour la première fois, dans une situation réellement difficile, ce n’est pas forcément évident d’appeler à l’aide.
J’ai donc conçu ce blog comme un guide pour aider les gens qui peuvent connaître une situation semblable à celle que j’ai traversée.
16:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : crédit, revolving, difficultés fiancières
Les origines historiques du crédit
« L’usure et les dettes consécutives à l’apparition de la monnaie, adoptée par les Grecs vers 600 avant l’ère chrétienne, entraîna la ruine de nombreux petits fermiers. Souvent, un homme ayant contracté une dette la remboursait en perdant sa terre mais aussi en étant vendu à l’étranger comme esclave avec toute sa famille. Le mécontentement des fermiers menaça l’aristocratie, les familles aisées, les propriétaires terriens et le pouvoir politique. Grâce à une décision d’une sagesse exemplaire comme Athènes allait en connaître souvent au cours de son histoire, les familles aristocratiques résolurent d’élire à leur tête un chef de sang royal, disposant d’une fortune modeste, qui avait voyagé à travers le monde et écrit des poèmes où il dénonçait l’avidité malfaisante des riches. Il s’appelait Solon, et arriva au pouvoir en 592 avant l’ère chrétienne doté de l’autorité nécessaire pour entreprendre une réforme de la constitution.
L’Etat devint plus important que les factions et les clans, tous les citoyens devaient participer au gouvernement. Ils firent le serment d’obéir aux lois de Solon. Ce dernier était un homme profondément religieux qui croyait en la bonté et en la justesse des décisions de Zeus, bien que la justice divine fût différente de celle des hommes et punissait souvent des groupes entiers pour l’inconduite de certains individus. La colère de Zeus est à l’image de la tempête : les innocents comme les coupables se trouvent éclaboussés par sa fureur. Un groupe doit comprendre les relations harmonieuses entre les parties qui le composent s’il veut survivre et prospérer. C’était ce que croyait Solon, se fondant sur l’observation du chagrin et de la gloire qui font l’existence humaine.
Athènes prospéra et se développa. L’esclavage pour non-paiement des dettes fut aboli. Ceux qui avaient été vendus à l’étranger pour cette raison furent rappelés à Athènes grâce aux fonds publics. »
16:25 Publié dans Comprendre le crédit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, crédit
Difficultés financière et surendettement : manuel du survivant
Mais, à un moment donné, il va se produire un événement qui va entraîner une situation de fragilité économique. De façon générale, il s’agit de l’un des trois cas de figure suivants :
- La parte d’emploi
- Le divorce ou la séparation avec le conjoint
- La maladie
Or, contrairement à ce qu’on pense généralement, le principal problème, lorsque cela se produit, n’est pas économique. Il est psychologique.
Comme je le soulignais, le fait de prendre un crédit découle généralement d’un désir de réaliser une certaine vision idéale qu’on a de son bonheur, et qu’on associe à certaines conditions matérielles. Et à partir du moment où l’on ne peut plus remplir ces dernières, c’est tout qui s’écroule en même temps…
Bref, on se trouve en situation de détresse psychologique, et au lieu de parler et de prendre conseil, on s’enferme chez soi et on se met à culpabiliser. Cela provoque alors un phénomène de marginalisation, car du simple fait de sa situation, les gens commencent à voir en vous le reflet de leurs propres peurs (et si demain je perdais mon emploi ? Et si, comme elle, je me retrouvais toute seule ? Et si je me trouvais à la rue ?)
Faire appel au crédit permet alors de retarder l’échéance, mais c’est une fausse impression de sécurité et on entre alors dans une logique de fuite en avant, qui peut aboutir à des situations réellement tragiques …
Donc, pour éviter cela, trois choses immédiates à faire :
1. Se ressaisir et avoir confiance en soi
La vraie solution, devant toute difficulté, est d’abord intérieure. Lorsqu’on a été abandonné(e), où qu’on doit pour la première fois affronter une crise seul(e) alors qu’on a toujours pris l’habitude de compter sur les autres, ça peut être extrêmement déstabilisant.
Mais on peut aussi voir cela comme une opportunité de grandir et de surmonter ses peurs ! En chacun de nous, il y a des ressources qui permettent d’affronter les pires difficultés. Je vais citer ici le passage d’un livre de Martin Gray (Les forces de la vie) qui m’a beaucoup aidée quand ça allait mal :
« En vous, vous sentez bien que vous pourriez agir, que vous en avez les capacités. Vous savez que vous pourriez vous faire aimer, que vous devriez vous engager, choisir. Et vous hésitez, vous ne pouvez pas. Vous êtes comme ceux qui sont atteints de vertige, devant eux il y a un balcon, une rambarde. Ils pourraient d’avancer, la traverser, se tenir à la rambarde, d’autres passent, les bousculent et eux et eux sont là, avec cette peur en eux-mêmes. Ils ne passeront pas. Et si on veut les entraîner, ils crient d’effroi.
C’est cela le manque de confiance en soi.
Cette peur irraisonnée devant l’autre, devant ce qui est nouveau. Et ce sont aussi ces regrets, cette amertume qui, une fois que vous avez renoncé, vous habitent, vous rongent. Vous dites : « j’aurais pu, j’aurais du ». Et les regrets empoisonnent votre vie. Ils sont de nouveaux obstacles. (…)
Commencez par être persuadés que, sans confiance en vous-même, rien ne sera possible. Ni l’amour, ni le bonheur personnel, ni la réussite dans votre métier, ni même l’équilibre psychologique et affectif de ceux qui vous entourent. Cette confiance, c’est le centre de votre personne, c’est de là que vous rayonnez. Et vous pouvez faire en sorte que ces rayons soient porteurs de force et de joie pour ceux qui vous entourent. »
C’est donc la première pierre : ne pas se laisser porter par les événements et les sentiments négatifs, retrouver sa confiance en soi et le contrôle de sa vie.
2. Apprendre à faire un budget
Il s’agit d’un point extrêmement important. Tout le problème dans notre société de consommation, en effet, est que le fait de consommer est comme un euphorique. On achète pour oublier ses angoisses. Or, tout le problème quand on a plus d’argent à cause d’une crise temporaire est de résister à la tentation et de ne pas dépenser pour conjurer ses peurs…
Pour ça, une très bonne solution consiste à faire un budget et s’y tenir !
Quand on a des difficultés financières, cela se traduit par le fait qu’on ne veut souvent même pas penser à ses dépenses. On fait tout pour éviter d’y penser ! Cependant, le fait de planifier ses dépenser par un budget permet de retrouver une certaine maîtrise sur les choses.
En ayant avec l’argent un rapport réaliste, on le met de son côté plutôt que d’en faire un ennemi. C’est le premier pas pour construire l’avenir de façon objective.
Toutefois, comme ça peut être difficile de s’en tenir à ce qu’on a décidé, il peut être utile de demander de l’aide, soit à des conseillers, soit par un ou une amie qui peut faire le bilan avec vous à chaque fin de mois.
Faire un budget permet de :
- Connaître sa situation financière réelle
- contrôler les dépenses
- Etablir une hiérarchie entre ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas
- Economiser pour rembourses ses dettes
Ce type de service est confidentiel et il offert gratuitement par un certain nombre d’organismes. Le mieux à faire si vous voulez en profiter est de vous renseigner auprès de votre mairie. C’est un simple coup de fil, et ça peut débloquer beaucoup de choses !
3. Envisager l’option du rachat de crédit
Le rachat de crédit (ou crédit de consolidation) consiste, lorsque vous avez un ou plusieurs crédits à des taux désavantageux, à passer par un organisme qui va régler les sommes auprès de vos différents créditeurs. Vous n’avez alors plus qu’un seul interlocuteur qui peut vous proposer un taux d’intérêt plus bas.
Cela permet de rationaliser votre dette et de tout rembourser en un seul paiement. C’est une très bonne solution pour alléger ses dettes quand on a pris trop de crédits, et surtout quand on a pris des crédits revolving.
Par contre, le problème est que les organismes de rachat de crédit, au même titre que ceux qui proposent du crédit, vont vous demander des garanties pour établir un contrat. Or, si on se trouve dans une situation difficile justement parce qu’on a perdu un emploi et qu’on a plus aucune garantie, ça ne fait que déplacer la difficulté.
Par contre, lorsqu’on a connu une galère et que la situation s’est rétablie (par exemple en retrouvant un emploi), c’est l’un des premières choses à faire car cela permet souvent d’économiser pas mal d’argent.
4. Négociez auprès des organismes de crédit
Cela va peut-être en surprendre certains d’entre vous, mais tout se négocie, y compris le montant des crédits !
En effet, si vous vous retrouvez en situation de ne pas pouvoir du tout régler votre crédit et que vous êtes en mesure de le prouver, cela peut valoir le coup d’aller voir votre banque ou l’organisme concerné pour demander, par exemple :
- Une réduction des montants mensuels à rembourser
- Une période sans remboursement (le temps de se « remettre à flot »
- Voire une annulation pure et simple
Evidemment, cela suppose des capacités de négociation et c’est souvent difficile moralement parlant, mais si vous pensez que la tâche est trop ardue, n’hésitez pas à demander de l’aide à un ami vous accompagnera dans la démarche.
16:07 Publié dans solutions aux difficultes financieres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rachat de crédit, difficultés financières, surendettement


