Page d'accueil

06.01.2008

Stop au Crédit !

d2201507eac9bc821cca36536371393b.jpgJ’ouvre ce blog dans le but de témoigner sur un sujet dont on ne parle pas assez à mon sens aujourd’hui : le crédit.

Ayant, depuis début 2004, eu à traverser une période très difficile de mon existence après une séparation particulièrement douloureuse, je me suis trouvée, du jour au lendemain, dans une situation économique précaire.

Dans la mesure où je n’avais plus exercé d’activité économique depuis la naissance de mon fils, cela s’est traduit par des difficultés considérables pour réintégrer le marché du travail…

Après plusieurs mois de recherche infructueuse, j’ai alors commencé à souscrire à des crédits. En particulier, j’ai pris ce qu’on appelle un « crédit révolving » chez l’une des compagnies les plus importantes du marché français…

Petite explication : le crédit revolving (ou « crédit permanent ») est un type de crédit soi-disant conçu pour permettre de « réaliser ses envies ». En pratique, il s’agit d’un crédit avec un taux d’intérêt extrêmement élevé, et par conséquent, très difficile à rembourser.

Or, à ce moment-là, j’avais déjà un autre crédit de consommation que j’étais en train de rembourser.
A cela, est venu s’ajouter une dette locative.

Bref, je me suis retrouvée sur la mauvaise pente, et la situation n’est pas allée en s’arrangeant lorsque, à cause du stress, des ennuis de santé sont venus s’ajouter à ce charmant petit tableau !

J’ai enfin pu trouver un emploi dans l’assistanat au début de l’année 2006, et la situation a enfin commencé à s’arranger.

La France est un pays où il existe des aides et du conseil pour les gens en difficulté. Mais quand on se trouve, pour la première fois, dans une situation réellement difficile, ce n’est pas forcément évident d’appeler à l’aide.

J’ai donc conçu ce blog comme un guide pour aider les gens qui peuvent connaître une situation semblable à celle que j’ai traversée.

Les origines historiques du crédit

Un ami m’a prêté un livre d’un certain Chaîm Potok ou j’ai trouvé ce texte très intéressant sur l’origine du crédit, qui prouve bien qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. C’est extrêmement instructif et je vous en conseille vivement la lecture ! :

« L’usure et les dettes consécutives à l’apparition de la monnaie, adoptée par les Grecs vers 600 avant l’ère chrétienne, entraîna la ruine de nombreux petits fermiers. Souvent, un homme ayant contracté une dette la remboursait en perdant sa terre mais aussi en étant vendu à l’étranger comme esclave avec toute sa famille. Le mécontentement des fermiers menaça l’aristocratie, les familles aisées, les propriétaires terriens et le pouvoir politique. Grâce à une décision d’une sagesse exemplaire comme Athènes allait en connaître souvent au cours de son histoire, les familles aristocratiques résolurent d’élire à leur tête un chef de sang royal, disposant d’une fortune modeste, qui avait voyagé à travers le monde et écrit des poèmes où il dénonçait l’avidité malfaisante des riches. Il s’appelait Solon, et arriva au pouvoir en 592 avant l’ère chrétienne doté de l’autorité nécessaire pour entreprendre une réforme de la constitution.

L’Etat devint plus important que les factions et les clans, tous les citoyens devaient participer au gouvernement. Ils firent le serment d’obéir aux lois de Solon. Ce dernier était un homme profondément religieux qui croyait en la bonté et en la justesse des décisions de Zeus, bien que la justice divine fût différente de celle des hommes et punissait souvent des groupes entiers pour l’inconduite de certains individus. La colère  de Zeus est à l’image de la tempête : les innocents comme les coupables se trouvent éclaboussés par sa fureur. Un groupe doit comprendre les relations harmonieuses entre les parties qui le composent s’il veut survivre et prospérer. C’était ce que croyait Solon, se fondant sur l’observation du chagrin et de la gloire qui font l’existence humaine.

Athènes prospéra et se développa. L’esclavage pour non-paiement des dettes fut aboli. Ceux qui avaient été vendus à l’étranger pour cette raison furent rappelés à Athènes grâce aux fonds publics. »
 
Chaim Potok, L'histoire du peuple juif

Difficultés financière et surendettement : manuel du survivant

La mécanique, dans la plupart des cas, est la suivante : on prend un ou plusieurs crédits car cela doit permettre de réaliser une certaine vision qu’on a de son bonheur. Par exemple, le fait d’avoir une maison à soi pour élever ses enfants…

Mais, à un moment donné, il va se produire un événement qui va entraîner une situation de fragilité économique. De façon générale, il s’agit de l’un des trois cas de figure suivants :

-    La parte d’emploi
-    Le divorce ou la séparation avec le conjoint
-    La maladie

Or, contrairement à ce qu’on pense généralement, le principal problème, lorsque cela se produit, n’est pas économique. Il est psychologique.

Comme je le soulignais, le fait de prendre un crédit découle généralement d’un désir de réaliser une certaine vision idéale qu’on a de son bonheur, et qu’on associe à certaines conditions matérielles. Et à partir du moment où l’on ne peut plus remplir ces dernières, c’est tout qui s’écroule en même temps…

Bref, on se trouve en situation de détresse psychologique, et au lieu de parler et de prendre conseil, on s’enferme chez soi et on se met à culpabiliser. Cela provoque alors un phénomène de marginalisation, car du simple fait de sa situation, les gens commencent à voir en vous le reflet de leurs propres peurs (et si demain je perdais mon emploi ? Et si, comme elle, je me retrouvais toute seule ? Et si je me trouvais à la rue ?)

Faire appel au crédit permet alors de retarder l’échéance, mais c’est une fausse impression de sécurité et on entre alors dans une logique de fuite en avant, qui peut aboutir à des situations réellement tragiques …

Donc, pour éviter cela, trois choses immédiates à faire :

1. Se ressaisir et avoir confiance en soi

La vraie solution, devant toute difficulté, est d’abord intérieure. Lorsqu’on a été abandonné(e), où qu’on doit pour la première fois affronter une crise seul(e) alors qu’on a toujours pris l’habitude de compter sur les autres, ça peut être extrêmement déstabilisant.
Mais on peut aussi voir cela comme une opportunité de grandir et de surmonter ses peurs ! En chacun de nous, il y a des ressources qui permettent d’affronter les pires difficultés. Je vais citer ici le passage d’un livre de Martin Gray (Les forces de la vie) qui m’a beaucoup aidée quand ça allait mal :

«  En vous, vous sentez bien que vous pourriez agir, que vous en avez les capacités. Vous savez que vous pourriez  vous faire aimer, que vous devriez vous engager, choisir. Et vous hésitez, vous ne pouvez pas. Vous êtes comme ceux qui sont atteints de vertige, devant eux il y a un balcon, une rambarde. Ils pourraient d’avancer, la traverser, se tenir à la rambarde, d’autres passent, les bousculent et eux et eux sont là, avec cette peur en eux-mêmes. Ils ne passeront pas. Et si on veut les entraîner, ils crient d’effroi.
C’est cela le manque de confiance en soi.
Cette peur irraisonnée devant l’autre, devant ce qui est nouveau. Et ce sont aussi ces regrets, cette amertume qui, une fois que vous avez renoncé, vous habitent, vous rongent. Vous dites : « j’aurais pu, j’aurais du ». Et les regrets empoisonnent votre vie. Ils sont de nouveaux obstacles. (…)
Commencez par être persuadés que, sans confiance en vous-même, rien ne sera possible. Ni l’amour, ni le bonheur personnel, ni la réussite dans votre métier, ni même l’équilibre psychologique et affectif de ceux qui vous entourent. Cette confiance, c’est le centre de votre personne, c’est de là que vous rayonnez. Et vous pouvez faire en sorte que ces rayons soient porteurs de force et de joie pour ceux qui vous entourent. »

C’est donc la première pierre : ne pas se laisser porter par les événements et les sentiments négatifs, retrouver sa confiance en soi et le contrôle de sa vie.

2. Apprendre à faire un budget

Il s’agit d’un point extrêmement important. Tout le problème dans notre société de consommation, en effet, est que le fait de consommer est comme un euphorique. On achète pour oublier ses angoisses. Or, tout le problème quand on a plus d’argent à cause d’une crise temporaire est de résister à la tentation et de ne pas dépenser pour conjurer ses peurs…
Pour ça, une très bonne solution consiste à faire un budget et s’y tenir !
Quand on a des difficultés financières, cela se traduit par le fait qu’on ne veut souvent même pas penser à ses dépenses. On fait tout pour éviter d’y penser ! Cependant, le fait de planifier ses dépenser par un budget permet de retrouver une certaine maîtrise sur les choses.
En ayant avec l’argent un rapport réaliste, on le met de son côté plutôt que d’en faire un ennemi. C’est le premier pas pour construire l’avenir de façon objective.

Toutefois, comme ça peut être difficile de s’en tenir à ce qu’on a décidé, il peut être utile de demander de l’aide, soit à des conseillers, soit par un ou une amie qui peut faire le bilan avec vous à chaque fin de mois.

Faire un budget permet de :

-    Connaître sa situation financière réelle
-    contrôler les dépenses
-    Etablir une hiérarchie entre ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas
-    Economiser pour rembourses ses dettes

Ce type de service est confidentiel et il offert gratuitement par un certain nombre d’organismes. Le mieux à faire si vous voulez en profiter est de vous renseigner auprès de votre mairie. C’est un simple coup de fil, et ça peut débloquer beaucoup de choses !

3. Envisager l’option du rachat de crédit

Le rachat de crédit (ou crédit de consolidation) consiste, lorsque vous avez un ou plusieurs crédits à des taux désavantageux, à passer par un organisme qui va régler les sommes auprès de vos différents créditeurs. Vous n’avez alors plus qu’un seul interlocuteur qui peut vous proposer un taux d’intérêt plus bas.
Cela permet de rationaliser votre dette et de tout rembourser en un seul paiement. C’est une très bonne solution pour alléger ses dettes quand on a pris trop de crédits, et surtout quand on a pris des crédits revolving.
Par contre, le problème est que les organismes de rachat de crédit, au même titre que ceux qui proposent du crédit, vont vous demander des garanties pour établir un contrat. Or, si on se trouve dans une situation difficile justement parce qu’on a perdu un emploi et qu’on a plus aucune garantie, ça ne fait que déplacer la difficulté.
Par contre, lorsqu’on a connu une galère et que la situation s’est rétablie (par exemple en retrouvant un emploi), c’est l’un des premières choses à faire car cela permet souvent d’économiser pas mal d’argent.

4. Négociez auprès des organismes de crédit

Cela va peut-être en surprendre certains d’entre vous, mais tout se négocie, y compris le montant des crédits !
En effet, si vous vous retrouvez en situation de ne pas pouvoir du tout régler votre crédit et que vous êtes en mesure de le prouver, cela peut valoir le coup d’aller voir votre banque ou l’organisme concerné pour demander, par exemple :

-    Une réduction des montants mensuels à rembourser
-    Une période sans remboursement (le temps de se « remettre à flot »
-    Voire une annulation pure et simple

Evidemment, cela suppose des capacités de négociation et c’est souvent difficile moralement parlant, mais si vous pensez que la tâche est trop ardue, n’hésitez pas à demander de l’aide à un ami vous accompagnera dans la démarche.


La mécanique du surendettement : manuel du survivant

La mécanique, dans la plupart des cas, est la suivante : on prend un ou plusieurs crédits car cela doit permettre de réaliser une certaine vision qu’on a de son bonheur. Par exemple, le fait d’avoir une maison à soi pour élever ses enfants…

Mais, à un moment donné, il va se produire un événement qui va entraîner une situation de fragilité économique. De façon générale, il s’agit de l’un des trois cas de figure suivants :

-    La parte d’emploi
-    Le divorce ou la séparation avec le conjoint
-    La maladie

Or, contrairement à ce qu’on pense généralement, le principal problème, lorsque cela se produit, n’est pas économique. Il est psychologique.

Comme je le soulignais, le fait de prendre un crédit découle généralement d’un désir de réaliser une certaine vision idéale qu’on a de son bonheur, et qu’on associe à certaines conditions matérielles. Et à partir du moment où l’on ne peut plus remplir ces dernières, c’est tout qui s’écroule en même temps…

Bref, on se trouve en situation de détresse psychologique, et au lieu de parler et de prendre conseil, on s’enferme chez soi et on se met à culpabiliser. Cela provoque alors un phénomène de marginalisation, car du simple fait de sa situation, les gens commencent à voir en vous le reflet de leurs propres peurs (et si demain je perdais mon emploi ? Et si, comme elle, je me retrouvais toute seule ? Et si je me trouvais à la rue ?)

Faire appel au crédit permet alors de retarder l’échéance, mais c’est une fausse impression de sécurité et on entre alors dans une logique de fuite en avant, qui peut aboutir à des situations réellement tragiques …

Donc, pour éviter cela, trois choses immédiates à faire :

1. Se ressaisir et avoir confiance en soi

La vraie solution, devant toute difficulté, est d’abord intérieure. Lorsqu’on a été abandonné(e), où qu’on doit pour la première fois affronter une crise seul(e) alors qu’on a toujours pris l’habitude de compter sur les autres, ça peut être extrêmement déstabilisant.
Mais on peut aussi voir cela comme une opportunité de grandir et de surmonter ses peurs ! En chacun de nous, il y a des ressources qui permettent d’affronter les pires difficultés. Je vais citer ici le passage d’un livre de Martin Gray (Les forces de la vie) qui m’a beaucoup aidée quand ça allait mal :

«  En vous, vous sentez bien que vous pourriez agir, que vous en avez les capacités. Vous savez que vous pourriez  vous faire aimer, que vous devriez vous engager, choisir. Et vous hésitez, vous ne pouvez pas. Vous êtes comme ceux qui sont atteints de vertige, devant eux il y a un balcon, une rambarde. Ils pourraient d’avancer, la traverser, se tenir à la rambarde, d’autres passent, les bousculent et eux et eux sont là, avec cette peur en eux-mêmes. Ils ne passeront pas. Et si on veut les entraîner, ils crient d’effroi.
C’est cela le manque de confiance en soi.
Cette peur irraisonnée devant l’autre, devant ce qui est nouveau. Et ce sont aussi ces regrets, cette amertume qui, une fois que vous avez renoncé, vous habitent, vous rongent. Vous dites : « j’aurais pu, j’aurais du ». Et les regrets empoisonnent votre vie. Ils sont de nouveaux obstacles. (…)
Commencez par être persuadés que, sans confiance en vous-même, rien ne sera possible. Ni l’amour, ni le bonheur personnel, ni la réussite dans votre métier, ni même l’équilibre psychologique et affectif de ceux qui vous entourent. Cette confiance, c’est le centre de votre personne, c’est de là que vous rayonnez. Et vous pouvez faire en sorte que ces rayons soient porteurs de force et de joie pour ceux qui vous entourent. »

C’est donc la première pierre : ne pas se laisser porter par les événements et les sentiments négatifs, retrouver sa confiance en soi et le contrôle de sa vie.

2. Apprendre à faire un budget

Il s’agit d’un point extrêmement important. Tout le problème dans notre société de consommation, en effet, est que le fait de consommer est comme un euphorique. On achète pour oublier ses angoisses. Or, tout le problème quand on a plus d’argent à cause d’une crise temporaire est de résister à la tentation et de ne pas dépenser pour conjurer ses peurs…
Pour ça, une très bonne solution consiste à faire un budget et s’y tenir !
Quand on a des difficultés financières, cela se traduit par le fait qu’on ne veut souvent même pas penser à ses dépenses. On fait tout pour éviter d’y penser ! Cependant, le fait de planifier ses dépenser par un budget permet de retrouver une certaine maîtrise sur les choses.
En ayant avec l’argent un rapport réaliste, on le met de son côté plutôt que d’en faire un ennemi. C’est le premier pas pour construire l’avenir de façon objective.

Toutefois, comme ça peut être difficile de s’en tenir à ce qu’on a décidé, il peut être utile de demander de l’aide, soit à des conseillers, soit par un ou une amie qui peut faire le bilan avec vous à chaque fin de mois.

Faire un budget permet de :

-    Connaître sa situation financière réelle
-    contrôler les dépenses
-    Etablir une hiérarchie entre ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas
-    Economiser pour rembourses ses dettes

Ce type de service est confidentiel et il offert gratuitement par un certain nombre d’organismes. Le mieux à faire si vous voulez en profiter est de vous renseigner auprès de votre mairie. C’est un simple coup de fil, et ça peut débloquer beaucoup de choses !

3. Envisager l’option du rachat de crédit

Le rachat de crédit (ou crédit de consolidation) consiste, lorsque vous avez un ou plusieurs crédits à des taux désavantageux, à passer par un organisme qui va régler les sommes auprès de vos différents créditeurs. Vous n’avez alors plus qu’un seul interlocuteur qui peut vous proposer un taux d’intérêt plus bas.
Cela permet de rationaliser votre dette et de tout rembourser en un seul paiement. C’est une très bonne solution pour alléger ses dettes quand on a pris trop de crédits, et surtout quand on a pris des crédits revolving.
Par contre, le problème est que les organismes de rachat de crédit, au même titre que ceux qui proposent du crédit, vont vous demander des garanties pour établir un contrat. Or, si on se trouve dans une situation difficile justement parce qu’on a perdu un emploi et qu’on a plus aucune garantie, ça ne fait que déplacer la difficulté.
Par contre, lorsqu’on a connu une galère et que la situation s’est rétablie (par exemple en retrouvant un emploi), c’est l’un des premières choses à faire car cela permet souvent d’économiser pas mal d’argent.

4. Négociez auprès des organismes de crédit

Cela va peut-être en surprendre certains d’entre vous, mais tout se négocie, y compris le montant des crédits !
En effet, si vous vous retrouvez en situation de ne pas pouvoir du tout régler votre crédit et que vous êtes en mesure de le prouver, cela peut valoir le coup d’aller voir votre banque ou l’organisme concerné pour demander, par exemple :

-    Une réduction des montants mensuels à rembourser
-    Une période sans remboursement (le temps de se « remettre à flot »
-    Voire une annulation pure et simple

Evidemment, cela suppose des capacités de négociation et c’est souvent difficile moralement parlant, mais si vous pensez que la tâche est trop ardue, n’hésitez pas à demander de l’aide à un ami vous accompagnera dans la démarche.

Pourquoi le crédit est devenu DANGEREUX

A la base, on peut dire que le crédit est quelque chose qui n’est ni bon ni mauvais, puisqu’il s’agit simplement d’un contrat où l’on prête de l’argent, qui repose sur la confiance que s’accordent les deux parties. D’ailleurs, c’est l’origine même du mot : crédit vient du latin qui veut dire « croire » dans le sens « faire confiance » (ne vous laissez pas impressionner, je suis nulle en latin, c’est juste que j’ai un bon dictionnaire !)

Maintenant, il faut bien dire qu’en dépit de ce caractère apparemment neutre, il s’est produit une énorme dérive dans l’utilisation du crédit. Dans la société actuelle, en effet, on pousse sans arrêt les familles à la consommation, et c’est ainsi que le crédit aboutit à des situations d’endettement, voire de surendettement.

C’est un faut qu’il y a aujourd’hui une véritable culture du crédit : les banques proposent à nos enfants d’ouvrir un compte dès leur adolescence, et très rapidement, vient le prêt étudiant, qui conditionne le jeune dans une logique de dépendance à l’institution bancaire.

Et puis, de façon tout à fait naturelle, quand on a fini ses études et qu’on se lance dans la vie active, on en vient à prendre un crédit à la consommation. Et puis on rencontre quelqu’un, on s’installe, et là, c’est le crédit immobilier…

Or, concernant ce dernier, il a un véritable effet pervers, qui est qu’une part croissante de la population en vient à s’endetter à très long terme (il existe à présent des crédits immobiliers à plus de 30 ans), ce qui me fait dire que la « France de propriétaires » que M. Nicolas Sarkozy a appelé de ses vœux est d’abord et avant tout une France d’endettés !

Et si tout ça semble très bien tant qu’il ne se produit pas de problème, tout ce mécanisme repose sur une fragilisation économique et psychologique, qui peut se transformer rapidement dans une spirale infernale. Il suffit, dans une famille qui a souscrit à un prêt immobilier, qu’un des conjoints perde son travail, qu’il tombe malade où qu’il se produise une séparation, et tout à coup, l’impossibilité de rembourser un prêt peut se traduire par le surendettement, voire par la perte de tout ce qu’on possède…

Après avoir connu personnellement cet enfer, je crois que le problème de fond est aussi qu’à travers le crédit, on éduque les gens à devenir dépendants.

Pour ma part, je ne crois ni au libéralisme à outrance, ni aux soi-disant bienfaits de la mondialisation, mais l’un des points positifs de ce que j’ai du traverser est que cela m’a appris à ne plus attendre la solution de l’extérieur. A une époque, j’ai souscris à des crédits parce que je gagnais très mal ma vie, que j’étais seule et que je ne voyais pas d’autre solution pour subvenir aux besoins de mon enfant. Aujourd’hui, j’ai trouvé un nouvel emploi et pour arrondir mes fins de mois, j’ai une petite activité de vente sur eBay. Je gagne mon argent par mes propres moyens et je sais que je n’aurais plus à faire appel au crédit !

Le crédit revolving (et surtout revolting !)

Le crédit revolving

Le crédit revolving, ou crédit permanent, est un type de crédit bien particulier. Alors que les autres types de crédit sont basés sur un contrat où une certaine somme est fixée d’avance, les crédits revolving permettent d’emprunter sans limite précise autre qu’un plafond.

En gros, si je prends un crédit à la consommation de 1.500 euros et que je le dépense, il faut que j’établisse un nouveau contrat pour avoir une somme supplémentaire. Dans le cas du crédit revolving, par contre, je peux toujours reprendre de l’argent. Bien sûr, cette « liberté » s’accompagne d’un désavantage, qui un taux d’intérêt proche de l’usure (alors que le TEG d’un crédit à la consommation sera de moins de 4%, celui d’un crédit revolving avoisine les 20%)

Ce type de crédit s’est malheureusement beaucoup popularisé et il est directement responsable de nombreuses situations de surendettement, car d’une part, le fait qu’il soit composé de micro-prêts donne la fausse impression qu’il est minime, et que, d’autre part, il a un taux d’intérêt prohibitif.

Le crédit "classique"

Le crédit « classique » est découpé en plusieurs types de crédit :

Le crédit immobilier

C’est un type de crédit très spécifique qui peut être utilisé uniquement pour des opérations en relation avec l’immobilier : achat d’un bien, réfection ou agrandissement d’un bien existant, etc. Il a été crée en 1971 en France. Bien qu’il présente des taux d’intérêt peu élevés, ce type de crédit connaît aujourd’hui une vraie flambée avec la hausse des prix de l’immobilier.

Le crédit à la consommation

Il s’agit d’un type de crédit qui est soit associé à l’achat d’un bien particulier (par exemple une voiture) soit sans clause concernant l’objet, auquel cas il peut être employé pour tout type d’achat.

Prêt étudiant

Pour nos chères têtes blondes, il s’agit d’un crédit à taux bas destiné à financer les besoins des étudiants et faciliter leur insertion dans la vie professionnelle.

Définition du crédit

Tout d’abord, il peut être utile de rappeler ici ce qu’est le crédit. J’ai récupéré des informations à gauche à droite sur le Web et ailleurs afin d’en faire une présentation globale.

Définition : le crédit est, avant tout, un prêt. Ce dernier peut être consenti soit par une personne, soit par une banque, soit par une société.

Intérêt et taux d’usure

Chaque crédit est accompagné d’un intérêt, qui est censé représenter le risque pris par le prêteur. En gros, si je prête 100 euros à ma voisine Monique et que nous nous mettons d’accord pour qu’elle me le rembourse dans les 6 mois, je suis en droit de lui réclamer un certain pourcentage, disons 5%, qui représente le fait qu’elle pourrait ne pas me rembourser. Toutefois, le taux d’intérêt a évidemment une limite, qui est le taux d’usure, dont le montant est déterminé chaque année en France par l’ensemble des établissements financiers.

TEG : le taux effectif global (paragraphe repris de Wikipedia)

C'est le taux qui est censé représenter le coût réel pour le client usager ; il intègre les coûts associés OBLIGATOIRES CONTRACTUELLEMENT, à savoir frais de dossiers, commissions diverses, coût de garanties particulières. Dans la pratique, beaucoup d'éléments sont présentés de manière facultative (exemple des assurances) et ne sont donc pas intégrés dans le TEG. Il faut par ailleurs distinguer encore coûts accessoires liés à des services (maintenance par exemple pour un crédit automobile) aux côuts accessoires d'assurance. La pratique actuelle est de développer des produits et solutions de financement s'apparentant à des locations et ne relevant pas de l'obligation de produire le TEG contractuellement. Il y a en ce domaine un cheminement à faire pour que les professionnels produisent un niveau d'information suffisant et clair.

Toutes les notes