06.01.2008
Difficultés financière et surendettement : manuel du survivant
La mécanique, dans la plupart des cas, est la suivante : on prend un ou plusieurs crédits car cela doit permettre de réaliser une certaine vision qu’on a de son bonheur. Par exemple, le fait d’avoir une maison à soi pour élever ses enfants…
Mais, à un moment donné, il va se produire un événement qui va entraîner une situation de fragilité économique. De façon générale, il s’agit de l’un des trois cas de figure suivants :
- La parte d’emploi
- Le divorce ou la séparation avec le conjoint
- La maladie
Or, contrairement à ce qu’on pense généralement, le principal problème, lorsque cela se produit, n’est pas économique. Il est psychologique.
Comme je le soulignais, le fait de prendre un crédit découle généralement d’un désir de réaliser une certaine vision idéale qu’on a de son bonheur, et qu’on associe à certaines conditions matérielles. Et à partir du moment où l’on ne peut plus remplir ces dernières, c’est tout qui s’écroule en même temps…
Bref, on se trouve en situation de détresse psychologique, et au lieu de parler et de prendre conseil, on s’enferme chez soi et on se met à culpabiliser. Cela provoque alors un phénomène de marginalisation, car du simple fait de sa situation, les gens commencent à voir en vous le reflet de leurs propres peurs (et si demain je perdais mon emploi ? Et si, comme elle, je me retrouvais toute seule ? Et si je me trouvais à la rue ?)
Faire appel au crédit permet alors de retarder l’échéance, mais c’est une fausse impression de sécurité et on entre alors dans une logique de fuite en avant, qui peut aboutir à des situations réellement tragiques …
Donc, pour éviter cela, trois choses immédiates à faire :
1. Se ressaisir et avoir confiance en soi
La vraie solution, devant toute difficulté, est d’abord intérieure. Lorsqu’on a été abandonné(e), où qu’on doit pour la première fois affronter une crise seul(e) alors qu’on a toujours pris l’habitude de compter sur les autres, ça peut être extrêmement déstabilisant.
Mais on peut aussi voir cela comme une opportunité de grandir et de surmonter ses peurs ! En chacun de nous, il y a des ressources qui permettent d’affronter les pires difficultés. Je vais citer ici le passage d’un livre de Martin Gray (Les forces de la vie) qui m’a beaucoup aidée quand ça allait mal :
« En vous, vous sentez bien que vous pourriez agir, que vous en avez les capacités. Vous savez que vous pourriez vous faire aimer, que vous devriez vous engager, choisir. Et vous hésitez, vous ne pouvez pas. Vous êtes comme ceux qui sont atteints de vertige, devant eux il y a un balcon, une rambarde. Ils pourraient d’avancer, la traverser, se tenir à la rambarde, d’autres passent, les bousculent et eux et eux sont là, avec cette peur en eux-mêmes. Ils ne passeront pas. Et si on veut les entraîner, ils crient d’effroi.
C’est cela le manque de confiance en soi.
Cette peur irraisonnée devant l’autre, devant ce qui est nouveau. Et ce sont aussi ces regrets, cette amertume qui, une fois que vous avez renoncé, vous habitent, vous rongent. Vous dites : « j’aurais pu, j’aurais du ». Et les regrets empoisonnent votre vie. Ils sont de nouveaux obstacles. (…)
Commencez par être persuadés que, sans confiance en vous-même, rien ne sera possible. Ni l’amour, ni le bonheur personnel, ni la réussite dans votre métier, ni même l’équilibre psychologique et affectif de ceux qui vous entourent. Cette confiance, c’est le centre de votre personne, c’est de là que vous rayonnez. Et vous pouvez faire en sorte que ces rayons soient porteurs de force et de joie pour ceux qui vous entourent. »
C’est donc la première pierre : ne pas se laisser porter par les événements et les sentiments négatifs, retrouver sa confiance en soi et le contrôle de sa vie.
2. Apprendre à faire un budget
Il s’agit d’un point extrêmement important. Tout le problème dans notre société de consommation, en effet, est que le fait de consommer est comme un euphorique. On achète pour oublier ses angoisses. Or, tout le problème quand on a plus d’argent à cause d’une crise temporaire est de résister à la tentation et de ne pas dépenser pour conjurer ses peurs…
Pour ça, une très bonne solution consiste à faire un budget et s’y tenir !
Quand on a des difficultés financières, cela se traduit par le fait qu’on ne veut souvent même pas penser à ses dépenses. On fait tout pour éviter d’y penser ! Cependant, le fait de planifier ses dépenser par un budget permet de retrouver une certaine maîtrise sur les choses.
En ayant avec l’argent un rapport réaliste, on le met de son côté plutôt que d’en faire un ennemi. C’est le premier pas pour construire l’avenir de façon objective.
Toutefois, comme ça peut être difficile de s’en tenir à ce qu’on a décidé, il peut être utile de demander de l’aide, soit à des conseillers, soit par un ou une amie qui peut faire le bilan avec vous à chaque fin de mois.
Faire un budget permet de :
Mais, à un moment donné, il va se produire un événement qui va entraîner une situation de fragilité économique. De façon générale, il s’agit de l’un des trois cas de figure suivants :
- La parte d’emploi
- Le divorce ou la séparation avec le conjoint
- La maladie
Or, contrairement à ce qu’on pense généralement, le principal problème, lorsque cela se produit, n’est pas économique. Il est psychologique.
Comme je le soulignais, le fait de prendre un crédit découle généralement d’un désir de réaliser une certaine vision idéale qu’on a de son bonheur, et qu’on associe à certaines conditions matérielles. Et à partir du moment où l’on ne peut plus remplir ces dernières, c’est tout qui s’écroule en même temps…
Bref, on se trouve en situation de détresse psychologique, et au lieu de parler et de prendre conseil, on s’enferme chez soi et on se met à culpabiliser. Cela provoque alors un phénomène de marginalisation, car du simple fait de sa situation, les gens commencent à voir en vous le reflet de leurs propres peurs (et si demain je perdais mon emploi ? Et si, comme elle, je me retrouvais toute seule ? Et si je me trouvais à la rue ?)
Faire appel au crédit permet alors de retarder l’échéance, mais c’est une fausse impression de sécurité et on entre alors dans une logique de fuite en avant, qui peut aboutir à des situations réellement tragiques …
Donc, pour éviter cela, trois choses immédiates à faire :
1. Se ressaisir et avoir confiance en soi
La vraie solution, devant toute difficulté, est d’abord intérieure. Lorsqu’on a été abandonné(e), où qu’on doit pour la première fois affronter une crise seul(e) alors qu’on a toujours pris l’habitude de compter sur les autres, ça peut être extrêmement déstabilisant.
Mais on peut aussi voir cela comme une opportunité de grandir et de surmonter ses peurs ! En chacun de nous, il y a des ressources qui permettent d’affronter les pires difficultés. Je vais citer ici le passage d’un livre de Martin Gray (Les forces de la vie) qui m’a beaucoup aidée quand ça allait mal :
« En vous, vous sentez bien que vous pourriez agir, que vous en avez les capacités. Vous savez que vous pourriez vous faire aimer, que vous devriez vous engager, choisir. Et vous hésitez, vous ne pouvez pas. Vous êtes comme ceux qui sont atteints de vertige, devant eux il y a un balcon, une rambarde. Ils pourraient d’avancer, la traverser, se tenir à la rambarde, d’autres passent, les bousculent et eux et eux sont là, avec cette peur en eux-mêmes. Ils ne passeront pas. Et si on veut les entraîner, ils crient d’effroi.
C’est cela le manque de confiance en soi.
Cette peur irraisonnée devant l’autre, devant ce qui est nouveau. Et ce sont aussi ces regrets, cette amertume qui, une fois que vous avez renoncé, vous habitent, vous rongent. Vous dites : « j’aurais pu, j’aurais du ». Et les regrets empoisonnent votre vie. Ils sont de nouveaux obstacles. (…)
Commencez par être persuadés que, sans confiance en vous-même, rien ne sera possible. Ni l’amour, ni le bonheur personnel, ni la réussite dans votre métier, ni même l’équilibre psychologique et affectif de ceux qui vous entourent. Cette confiance, c’est le centre de votre personne, c’est de là que vous rayonnez. Et vous pouvez faire en sorte que ces rayons soient porteurs de force et de joie pour ceux qui vous entourent. »
C’est donc la première pierre : ne pas se laisser porter par les événements et les sentiments négatifs, retrouver sa confiance en soi et le contrôle de sa vie.
2. Apprendre à faire un budget
Il s’agit d’un point extrêmement important. Tout le problème dans notre société de consommation, en effet, est que le fait de consommer est comme un euphorique. On achète pour oublier ses angoisses. Or, tout le problème quand on a plus d’argent à cause d’une crise temporaire est de résister à la tentation et de ne pas dépenser pour conjurer ses peurs…
Pour ça, une très bonne solution consiste à faire un budget et s’y tenir !
Quand on a des difficultés financières, cela se traduit par le fait qu’on ne veut souvent même pas penser à ses dépenses. On fait tout pour éviter d’y penser ! Cependant, le fait de planifier ses dépenser par un budget permet de retrouver une certaine maîtrise sur les choses.
En ayant avec l’argent un rapport réaliste, on le met de son côté plutôt que d’en faire un ennemi. C’est le premier pas pour construire l’avenir de façon objective.
Toutefois, comme ça peut être difficile de s’en tenir à ce qu’on a décidé, il peut être utile de demander de l’aide, soit à des conseillers, soit par un ou une amie qui peut faire le bilan avec vous à chaque fin de mois.
Faire un budget permet de :
- Connaître sa situation financière réelle
- contrôler les dépenses
- Etablir une hiérarchie entre ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas
- Economiser pour rembourses ses dettes
Ce type de service est confidentiel et il offert gratuitement par un certain nombre d’organismes. Le mieux à faire si vous voulez en profiter est de vous renseigner auprès de votre mairie. C’est un simple coup de fil, et ça peut débloquer beaucoup de choses !
3. Envisager l’option du rachat de crédit
Le rachat de crédit (ou crédit de consolidation) consiste, lorsque vous avez un ou plusieurs crédits à des taux désavantageux, à passer par un organisme qui va régler les sommes auprès de vos différents créditeurs. Vous n’avez alors plus qu’un seul interlocuteur qui peut vous proposer un taux d’intérêt plus bas.
Cela permet de rationaliser votre dette et de tout rembourser en un seul paiement. C’est une très bonne solution pour alléger ses dettes quand on a pris trop de crédits, et surtout quand on a pris des crédits revolving.
Par contre, le problème est que les organismes de rachat de crédit, au même titre que ceux qui proposent du crédit, vont vous demander des garanties pour établir un contrat. Or, si on se trouve dans une situation difficile justement parce qu’on a perdu un emploi et qu’on a plus aucune garantie, ça ne fait que déplacer la difficulté.
Par contre, lorsqu’on a connu une galère et que la situation s’est rétablie (par exemple en retrouvant un emploi), c’est l’un des premières choses à faire car cela permet souvent d’économiser pas mal d’argent.
4. Négociez auprès des organismes de crédit
Cela va peut-être en surprendre certains d’entre vous, mais tout se négocie, y compris le montant des crédits !
En effet, si vous vous retrouvez en situation de ne pas pouvoir du tout régler votre crédit et que vous êtes en mesure de le prouver, cela peut valoir le coup d’aller voir votre banque ou l’organisme concerné pour demander, par exemple :
- Une réduction des montants mensuels à rembourser
- Une période sans remboursement (le temps de se « remettre à flot »
- Voire une annulation pure et simple
Evidemment, cela suppose des capacités de négociation et c’est souvent difficile moralement parlant, mais si vous pensez que la tâche est trop ardue, n’hésitez pas à demander de l’aide à un ami vous accompagnera dans la démarche.
16:07 Publié dans solutions aux difficultes financieres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rachat de crédit, difficultés financières, surendettement
Pourquoi le crédit est devenu DANGEREUX
A la base, on peut dire que le crédit est quelque chose qui n’est ni bon ni mauvais, puisqu’il s’agit simplement d’un contrat où l’on prête de l’argent, qui repose sur la confiance que s’accordent les deux parties. D’ailleurs, c’est l’origine même du mot : crédit vient du latin qui veut dire « croire » dans le sens « faire confiance » (ne vous laissez pas impressionner, je suis nulle en latin, c’est juste que j’ai un bon dictionnaire !)
Maintenant, il faut bien dire qu’en dépit de ce caractère apparemment neutre, il s’est produit une énorme dérive dans l’utilisation du crédit. Dans la société actuelle, en effet, on pousse sans arrêt les familles à la consommation, et c’est ainsi que le crédit aboutit à des situations d’endettement, voire de surendettement.
C’est un faut qu’il y a aujourd’hui une véritable culture du crédit : les banques proposent à nos enfants d’ouvrir un compte dès leur adolescence, et très rapidement, vient le prêt étudiant, qui conditionne le jeune dans une logique de dépendance à l’institution bancaire.
Et puis, de façon tout à fait naturelle, quand on a fini ses études et qu’on se lance dans la vie active, on en vient à prendre un crédit à la consommation. Et puis on rencontre quelqu’un, on s’installe, et là, c’est le crédit immobilier…
Or, concernant ce dernier, il a un véritable effet pervers, qui est qu’une part croissante de la population en vient à s’endetter à très long terme (il existe à présent des crédits immobiliers à plus de 30 ans), ce qui me fait dire que la « France de propriétaires » que M. Nicolas Sarkozy a appelé de ses vœux est d’abord et avant tout une France d’endettés !
Et si tout ça semble très bien tant qu’il ne se produit pas de problème, tout ce mécanisme repose sur une fragilisation économique et psychologique, qui peut se transformer rapidement dans une spirale infernale. Il suffit, dans une famille qui a souscrit à un prêt immobilier, qu’un des conjoints perde son travail, qu’il tombe malade où qu’il se produise une séparation, et tout à coup, l’impossibilité de rembourser un prêt peut se traduire par le surendettement, voire par la perte de tout ce qu’on possède…
Après avoir connu personnellement cet enfer, je crois que le problème de fond est aussi qu’à travers le crédit, on éduque les gens à devenir dépendants.
Pour ma part, je ne crois ni au libéralisme à outrance, ni aux soi-disant bienfaits de la mondialisation, mais l’un des points positifs de ce que j’ai du traverser est que cela m’a appris à ne plus attendre la solution de l’extérieur. A une époque, j’ai souscris à des crédits parce que je gagnais très mal ma vie, que j’étais seule et que je ne voyais pas d’autre solution pour subvenir aux besoins de mon enfant. Aujourd’hui, j’ai trouvé un nouvel emploi et pour arrondir mes fins de mois, j’ai une petite activité de vente sur eBay. Je gagne mon argent par mes propres moyens et je sais que je n’aurais plus à faire appel au crédit !
Maintenant, il faut bien dire qu’en dépit de ce caractère apparemment neutre, il s’est produit une énorme dérive dans l’utilisation du crédit. Dans la société actuelle, en effet, on pousse sans arrêt les familles à la consommation, et c’est ainsi que le crédit aboutit à des situations d’endettement, voire de surendettement.
C’est un faut qu’il y a aujourd’hui une véritable culture du crédit : les banques proposent à nos enfants d’ouvrir un compte dès leur adolescence, et très rapidement, vient le prêt étudiant, qui conditionne le jeune dans une logique de dépendance à l’institution bancaire.
Et puis, de façon tout à fait naturelle, quand on a fini ses études et qu’on se lance dans la vie active, on en vient à prendre un crédit à la consommation. Et puis on rencontre quelqu’un, on s’installe, et là, c’est le crédit immobilier…
Or, concernant ce dernier, il a un véritable effet pervers, qui est qu’une part croissante de la population en vient à s’endetter à très long terme (il existe à présent des crédits immobiliers à plus de 30 ans), ce qui me fait dire que la « France de propriétaires » que M. Nicolas Sarkozy a appelé de ses vœux est d’abord et avant tout une France d’endettés !
Et si tout ça semble très bien tant qu’il ne se produit pas de problème, tout ce mécanisme repose sur une fragilisation économique et psychologique, qui peut se transformer rapidement dans une spirale infernale. Il suffit, dans une famille qui a souscrit à un prêt immobilier, qu’un des conjoints perde son travail, qu’il tombe malade où qu’il se produise une séparation, et tout à coup, l’impossibilité de rembourser un prêt peut se traduire par le surendettement, voire par la perte de tout ce qu’on possède…
Après avoir connu personnellement cet enfer, je crois que le problème de fond est aussi qu’à travers le crédit, on éduque les gens à devenir dépendants.
Pour ma part, je ne crois ni au libéralisme à outrance, ni aux soi-disant bienfaits de la mondialisation, mais l’un des points positifs de ce que j’ai du traverser est que cela m’a appris à ne plus attendre la solution de l’extérieur. A une époque, j’ai souscris à des crédits parce que je gagnais très mal ma vie, que j’étais seule et que je ne voyais pas d’autre solution pour subvenir aux besoins de mon enfant. Aujourd’hui, j’ai trouvé un nouvel emploi et pour arrondir mes fins de mois, j’ai une petite activité de vente sur eBay. Je gagne mon argent par mes propres moyens et je sais que je n’aurais plus à faire appel au crédit !
15:58 Publié dans Comprendre le crédit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crédit, dépendant, surendettement


